Statistiques globales sur le secteur cacao et café
Ce jeu de données présente les statistiques globales du secteur cacao et café en Côte d'Ivoire pour les campagnes 2022 et 2023. Il couvre la chaîne de valeur des deux filières à travers neuf indicateurs : la superficie cultivée, les stocks reportés au 1er janvier, la production, le prix bord champ, le revenu généré, les exportations, le prix CAF à l'exportation, le volume transformé et exporté, ainsi que le taux de transformation locale. Pour la filière café, la superficie cultivée est restée relativement stable, passant de 378 380 à 371 429 hectares entre 2022 et 2023. La production, en revanche, a fortement chuté, passant de 95 519 à 46 932 tonnes, soit un recul d'environ 51 %. Malgré cette baisse, le prix bord champ a progressé, passant de 701 à 786 F/kg, et le prix CAF à l'exportation de 994 à 1 147 F/kg. Le revenu généré par la filière a néanmoins presque diminué de moitié, passant de 66,98 à 36,85 milliards de FCFA, la hausse des prix ne compensant pas la baisse des volumes. Le taux de transformation locale a quant à lui nettement progressé, passant de 20 % à 34 %. Pour la filière cacao, la superficie cultivée est restée quasiment stable, autour de 3,56 millions d'hectares sur les deux années. La production a également reculé, passant de 2 358 991 à 1 822 441 tonnes, soit une baisse d'environ 23 %, moins marquée que celle du café. À l'instar du café, le prix bord champ du cacao a augmenté, passant de 864 à 944 F/kg, et le prix CAF à l'exportation de 1 418 à 1 572 F/kg. Le revenu de la filière est passé de 2 038 à 1 720,8 milliards de FCFA. Le taux de transformation locale a progressé de 26 % à 33 %. Ce jeu de données met en évidence une dynamique commune aux deux filières : une baisse significative des volumes de production, partiellement compensée par une hausse des prix, ainsi qu'un effort de transformation locale en progression. Ces éléments peuvent servir de base à des analyses sur la résilience économique des filières agricoles ivoiriennes, l'évolution de la valeur ajoutée locale, ou encore l'impact des conditions climatiques et des marchés internationaux sur la production nationale.
Ce graphique présente trois indicateurs clés du secteur cacao entre 2022 et 2023. La lecture d'ensemble confirme une tendance de fond préoccupante sur le volume mais encourageante sur la transformation. La production recule nettement, passant de 2 358 921 à 1 822 441 tonnes, soit une chute de près de 23% qui s'explique par les conditions climatiques défavorables liées à El Niño et aux maladies affectant les vergers ivoiriens. L'exportation suit logiquement cette baisse avec un recul de 7%, passant de 2 216 130 à 2 053 361 tonnes, un recul moins prononcé que celui de la production car le pays a puisé dans ses stocks pour honorer ses engagements commerciaux, ce qui explique d'ailleurs la hausse de 31% des stocks report observée dans le tableau. Le seul indicateur en progression est le cacao transformé et exporté, qui passe de 725 741 à 790 800 tonnes, illustrant visuellement la montée en puissance de la filière de transformation locale dont le taux progresse de 26% à 33%. C'est le signal le plus positif de ce graphique : malgré la crise de production, la Côte d'Ivoire continue de valoriser davantage son cacao avant exportation, ce qui est cohérent avec la stratégie nationale de montée en valeur ajoutée et de réduction de la dépendance à l'exportation de fèves brutes.
Ce graphique compare la production et les exportations de café en Côte d'Ivoire entre 2022 et 2023. La production recule de 95 519 tonnes en 2022 à 46 932 tonnes en 2023, soit une baisse de l'ordre de 50%, traduisant des difficultés climatiques et structurelles importantes sur les exploitations caféières. L'exportation totale suit la même trajectoire, passant de 73 525,5 tonnes à 51 916,1 tonnes, un recul d'environ 30% légèrement atténué par rapport à la chute de production grâce au recours aux stocks disponibles. Le café transformé et exporté passe quant à lui de 18 870 à 15 795 tonnes, un repli modéré d'environ 16% qui maintient néanmoins une part de transformation locale dans la filière. Ce graphique illustre que le café, contrairement au cacao, reste une filière sous pression en Côte d'Ivoire, avec des volumes de production qui se sont considérablement réduits sur le long terme, le pays ayant progressivement perdu sa place de grand producteur mondial de café au profit d'autres nations, et la campagne 2023 accentuant cette tendance avec une récolte particulièrement en retrait.
