Répartition de la production de café et cacao par région administrative (en tonnes)
Le dataset couvre la production de café et de cacao par région administrative en Côte d'Ivoire pour les années 2022 et 2023. Pour le cacao, la production nationale recule de 2 358 989 tonnes en 2022 à 1 822 442 tonnes en 2023, soit une contraction de 22,7 %. Ce repli est généralisé et touche la quasi-totalité des régions productrices. Guémon reste la première région productrice sur les deux exercices avec 449 354 tonnes en 2022 et 312 474 tonnes en 2023, suivie de Cavally (339 365 et 277 486 tonnes) et Tonkpi (200 108 et 171 003 tonnes). Ces trois régions de l'ouest du pays concentrent à elles seules plus de 41 % de la production nationale en 2023. Nawa, Haut-Sassandra, Lôh-Djiboua, Gôh et San-Pedro forment un second groupe de régions à production significative, toutes en repli entre les deux exercices. Les baisses les plus prononcées en valeur relative s'observent à Grands-Ponts (-40,6 %), Bafing (-53,4 %), Abidjan (-78 %) et Haut-Sassandra (-30,7 %), tandis que Béré et Moronou affichent des légères progressions, de l'ordre de 4 à 5 %.
Pour le café, le repli est encore plus marqué : la production nationale passe de 95 520 tonnes en 2022 à 46 932 tonnes en 2023, soit une chute de 50,9 %. Tonkpi conserve sa position de première région caféière avec 27 195 tonnes en 2022 et 13 665 en 2023, suivie de Haut-Sassandra (20 409 et 10 464 tonnes) et Guémon (20 163 et 9 468 tonnes). La structure géographique de la production caféière reproduit celle du cacao, avec une concentration sur les régions forestières de l'ouest. La baisse est quasi universelle, Nawa constituant une exception notable avec une progression de 488 à 1 223 tonnes, et Bafing ainsi que Worodougou disparaissant du dataset en 2023, ce qui peut indiquer une production nulle ou non recensée. La contraction simultanée des deux filières entre 2022 et 2023 suggère des facteurs communs d'ordre climatique, sanitaire ou structurel ayant affecté l'ensemble du bassin de production forestier ivoirien sur cet exercice.
Le graphique représente la production de cacao des onze principales régions productrices sur les exercices 2022 et 2023, et rend visuellement lisible deux informations structurelles : la hiérarchie régionale et le recul généralisé de la production entre les deux années. Guémon et Cavally se détachent nettement de l'ensemble avec les barres les plus hautes sur les deux exercices. Guémon, qui culmine à 449 354 tonnes en 2022, affiche l'écart absolu le plus important entre les deux années, son volume reculant à 312 474 tonnes en 2023, soit une perte de près de 137 000 tonnes. Cavally suit avec 339 365 tonnes en 2022 contre 277 486 tonnes en 2023. Ces deux régions de l'ouest concentrent à elles seules une part déterminante de la production nationale et leur repli pèse mécaniquement sur l'agrégat national de façon plus que proportionnelle à leur nombre. Les régions de second rang Tonkpi, San-Pedro, Nawa, Lôh-Djiboua et Haut-Sassandra affichent des productions comprises entre 150 000 et 200 000 tonnes en 2022, toutes en recul en 2023 avec des baisses comprises entre 15 % et 30 % selon les régions. Indénié-Djuablin enregistre la contraction relative la plus prononcée de ce groupe, sa barre 2023 atteignant à peine 60 000 tonnes contre 74 307 en 2022. Gôh, Gbôklè et Agnéby-Tiassa complètent le panel avec des productions inférieures à 150 000 tonnes et un profil de recul similaire au reste du graphique. L'homogénéité du repli sur l'ensemble des régions représentées indique que la baisse de production entre 2022 et 2023 relève de facteurs systémiques affectant l'ensemble du bassin cacaoyer ivoirien, plutôt que de chocs localisés propres à une région particulière.
Ce graphique présente la production de café en Côte d'Ivoire par région administrative, en comparant les campagnes 2022 et 2023. Sur l'ensemble des régions productrices, les volumes ont connu une contraction marquée d'une année sur l'autre : la production nationale totale est passée de 95 520 tonnes en 2022 à 46 932 tonnes en 2023, soit un recul d'environ 51 %. Cette baisse touche l'ensemble des régions productrices, sans exception notable. Tonkpi, première région productrice, voit son tonnage chuter d'environ 27 200 tonnes à 13 700 tonnes, soit une perte de plus de moitié. Guemon et Haut-Sassandra, qui affichaient toutes deux environ 20 000 tonnes en 2022, tombent respectivement à environ 9 400 et 10 400 tonnes en 2023. Cavally suit la même tendance, passant d'environ 10 150 à 4 300 tonnes. Cette régularité dans la baisse, observée aussi bien chez les grandes régions productrices que chez les plus modestes comme Indenie Djuablin ou La Me, suggère un choc affectant l'ensemble de la filière plutôt qu'un phénomène localisé. La hiérarchie entre régions reste globalement stable: Tonkpi, Guemon, Haut-Sassandra et Cavally demeurent les principaux bassins de production en 2023, dans le même ordre qu'en 2022. Cette persistance de la hiérarchie régionale malgré l'ampleur de la baisse, indique que la contraction reflète probablement un facteur conjoncturel commun, tel que des conditions climatiques défavorables ou une évolution des prix plutôt qu'un déclin structurel propre à certaines régions. Cette chute de production soulève une question de vulnérabilité économique pour les régions les plus dépendantes de la caféiculture, en particulier celles de l'ouest du pays (Tonkpi, Guemon, Cavally) où la filière café constitue une source de revenus majeure pour les producteurs locaux.
