Répartition de la production de cacaco par région administrative (en tonnes)
Le graphique représente la production de cacao des onze principales régions productrices sur les exercices 2022 et 2023, et rend visuellement lisible deux informations structurelles : la hiérarchie régionale et le recul généralisé de la production entre les deux années. Guémon et Cavally se détachent nettement de l'ensemble avec les barres les plus hautes sur les deux exercices. Guémon, qui culmine à 449 354 tonnes en 2022, affiche l'écart absolu le plus important entre les deux années, son volume reculant à 312 474 tonnes en 2023, soit une perte de près de 137 000 tonnes. Cavally suit avec 339 365 tonnes en 2022 contre 277 486 tonnes en 2023. Ces deux régions de l'ouest concentrent à elles seules une part déterminante de la production nationale et leur repli pèse mécaniquement sur l'agrégat national de façon plus que proportionnelle à leur nombre. Les régions de second rang Tonkpi, San-Pedro, Nawa, Lôh-Djiboua et Haut-Sassandra affichent des productions comprises entre 150 000 et 200 000 tonnes en 2022, toutes en recul en 2023 avec des baisses comprises entre 15 % et 30 % selon les régions. Indénié-Djuablin enregistre la contraction relative la plus prononcée de ce groupe, sa barre 2023 atteignant à peine 60 000 tonnes contre 74 307 en 2022. Gôh, Gbôklè et Agnéby-Tiassa complètent le panel avec des productions inférieures à 150 000 tonnes et un profil de recul similaire au reste du graphique. L'homogénéité du repli sur l'ensemble des régions représentées indique que la baisse de production entre 2022 et 2023 relève de facteurs systémiques affectant l'ensemble du bassin cacaoyer ivoirien, plutôt que de chocs localisés propres à une région particulière.
