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Production totale et moyenne de lait par région selon l'espèce (en litres) en 2024

Production totale et moyenne de lait par région selon l'espèce (en litres) en 2024

Ce dataset décrit la production totale et moyenne de lait par région selon l'espèce (en litre) en 2024. La production totale de lait en Côte d'Ivoire s'élève à 21 128 949,67 litres en 2024, dont 20 952 832,11 litres issus de l'élevage bovin et seulement 176 117,57 litres de l'élevage caprin, soit respectivement 99,2 % et 0,8 % de la production nationale. Cette quasi-exclusivité de la filière bovine dans la production laitière nationale traduit une tradition d'élevage caprin encore peu orientée vers la production marchande de lait, le caprin étant davantage exploité pour la viande dans la plupart des régions ivoiriennes.

La distribution régionale de la production est extrêmement concentrée et inégale. Trois régions Poro (2 894 279 litres), Gbêkê (2 729 216 litres) et Bagoué (3 935 009 litres) concentrent à elles seules plus de 45 % de la production nationale totale. Ces trois régions correspondent aux grandes zones de savane où l'élevage extensif bovin est historiquement ancré, avec des conditions agropastorales, la disponibilité de pâturages, la faible pression agricole sur les terres, traditions d'élevage peul et dioula bien plus favorables qu'au sud. À l'opposé, des régions comme Guémon (26 957 litres), Agnéby-Tiassa (33 550 litres), Yamoussoukro (28 639 litres) ou Sud-Comoé (15 951 litres) affichent des productions anecdotiques, révélatrices d'un élevage laitier quasi absent dans ces zones à dominante forestière et agricole.

La productivité individuelle par tête, mesurée par la moyenne de lait bovin par animal, apporte un éclairage complémentaire important. Nawa se distingue de façon spectaculaire avec une moyenne de 540 litres par tête un chiffre nettement supérieur à toutes les autres régions qui suggère la présence d'animaux de races améliorées ou d'un élevage semi-intensif plus performant, contrastant avec les régions septentrionales à élevage extensif traditionnel. Gbêkê (327 litres), Bélier (243 litres), Grands-Ponts (252 litres) et Indénié-Djuablin (246 litres) affichent également des productivités individuelles supérieures à la moyenne, indiquant des pratiques d'élevage potentiellement plus encadrées ou des cheptels de meilleure qualité génétique.

À l'inverse, des régions à volume total de production élevé comme Poro (145,7 litres/tête) ou Hambol (105,1 litres/tête) révèlent que leur performance globale repose sur la taille du cheptel et non sur la productivité unitaire des animaux, caractéristique typique d'un élevage extensif peu intensifié. Tonkpi (57,3 litres/tête), Worodougou (85,3 litres/tête) et Yamoussoukro (46,7 litres/tête) enregistrent les productivités individuelles les plus faibles, signalant soit des races peu laitières, soit des pratiques d'alimentation et de conduite d'élevage insuffisamment adaptées à une vocation laitière.

La production caprine, bien que marginale au niveau national, est présente dans seulement quelques régions : Bagoué, Bounkani, Bélier, Béré, Gbêkê, Gontougo, Guémon, Haut-Sassandra, Marahoué et N'Zi. Les moyennes par tête les plus élevées pour le caprin s'observent à Bélier (128,9 litres) et Gbêkê (58,6 litres), suggérant que dans ces zones l'élevage caprin laitier est pratiqué de façon plus structurée. L'absence totale de production caprine dans la majorité des régions confirme que cette filière reste embryonnaire et non intégrée dans les circuits laitiers formels à l'échelle nationale.

Taille :
29 enregistrements - 1.2 ko
Données produites par :
MC-REEA, 2024 — MINADER (Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières)
Mis à jour le 9 juin 2026
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