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Evolution des Émissions de gaz à effet de serre de 1990-2020 (Gg eqCO₂)

Evolution des Émissions de gaz à effet de serre de 1990-2020 (Gg eqCO₂)

Le dataset présente l'évolution des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2020. Les principaux secteurs concernés sont : l'Énergie ; PIUP (Procédés Industriels et Utilisation de Produits) ; AFAT (Agriculture, Foresterie et Autres affectations des Terres) et Déchets. Les émissions totales de gaz à effet de serre de la Côte d'Ivoire ont connu une croissance quasi continue sur la période 1990-2020, passant de 10 306 Gg eqCO₂ à 51 535 Gg eqCO₂, soit une multiplication par cinq en trente ans. Cette trajectoire haussière est portée principalement par le secteur AFAT (Agriculture, Foresterie et Autres affectations des Terres) qui constitue de loin le premier contributeur national tout au long de la période, passant de 5 612 Gg en 1990 à 33 593 Gg en 2020 et représentant environ 65 % des émissions totales. Ce poids dominant de l'AFAT reflète la pression continue sur le couvert forestier ivoirien, liée à l'expansion des surfaces agricoles, notamment cacaoyères, et à la déforestation qui en découle. Le secteur Énergie constitue le deuxième contributeur avec une progression soutenue de 3 842 Gg en 1990 à 13 281 Gg en 2020, traduisant la croissance économique et démographique du pays ainsi que l'intensification des activités industrielles et de transport. Les déchets progressent régulièrement de 844 Gg à 3 965 Gg sur la même période, évolution cohérente avec l'urbanisation croissante et l'augmentation des volumes de déchets ménagers et industriels non traités. Le PIUP (Procédés Industriels et Utilisation de Produits), quasi nul jusqu'en 1999 avec moins de 9 Gg, amorce une montée progressive à partir de 2000 pour atteindre 696 Gg en 2020, signalant le développement progressif d'une activité industrielle plus intensive. Deux inflexions notables méritent attention : le pic de 2000 à 28 998 Gg suivi d'un léger recul jusqu'en 2003, et la forte accélération à partir de 2012, toutes deux imputables aux variations des émissions AFAT qui pilotent la dynamique globale du profil national.

Taille :
31 enregistrements - 1.6 ko
Données produites par :
MINEDDTE / DLCC
Mis à jour le 11 juin 2026
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Evolution des Émissions de gaz à effet de serre de 1990-2020 par secteur (Gg eqCO₂) 

Le graphique confirme visuellement la hiérarchie et les dynamiques décrites dans le dataset. La courbe AFAT en bleu domine l'ensemble du graphique sur toute la période, avec une trajectoire ascendante marquée par deux accélérations notables : une première entre 1993 et 2000 où elle franchit le seuil des 19 000 Gg, suivie d'un repli visible entre 2001 et 2004 probablement lié à la crise politico-militaire ivoirienne qui a temporairement ralenti l'expansion agricole et forestière puis une reprise progressive jusqu'en 2011 et une accélération franche à partir de 2012 qui porte la courbe à 33 593 Gg en 2020. Cette dernière phase coïncide avec le retour à la stabilité politique et la relance vigoureuse de la production cacaoyère, moteur principal de la déforestation.

La courbe Énergie en rouge progresse de façon plus régulière et continue, sans rupture majeure, reflétant une croissance économique et démographique soutenue. Son écart constant avec l'AFAT illustre que malgré l'industrialisation et l'urbanisation croissantes, la Côte d'Ivoire reste un pays dont le profil d'émissions est dominé par l'usage des terres et non par les énergies fossiles, contrairement aux économies industrialisées. La courbe Déchets en vert olive progresse lentement mais régulièrement, parallèle à la croissance urbaine, tandis que le PIUP en violet reste visuellement écrasé contre l'axe des abscisses sur toute la période malgré sa progression réelle, confirmant la faiblesse relative du tissu industriel ivoirien à l'échelle des émissions nationales.

Evolution des Émissions totales de gaz à effet de serre de 1990-2020 (Gg eqCO₂) 

La courbe des émissions totales de GES de la Côte d'Ivoire entre 1990 et 2020 dessine une trajectoire globalement ascendante, passant de 10 306 Gg eqCO₂ à 51 535 Gg, avec trois phases bien distinctes lisibles sur le graphique.

La première phase de 1990 à 2000 est marquée par une croissance rapide et quasi ininterrompue qui porte les émissions de 10 000 à près de 29 000 Gg en dix ans, traduisant une expansion agricole et forestière intense couplée à une croissance économique soutenue sur cette décennie. La deuxième phase de 2001 à 2011 est celle d'un plateau instable oscillant entre 25 000 et 34 000 Gg, avec un creux notable entre 2001 et 2003 qui coïncide avec la crise politico-militaire ivoirienne ayant perturbé les activités agricoles et économiques, suivi d'une reprise progressive mais heurtée jusqu'en 2011. La troisième phase à partir de 2012 est la plus préoccupante : la courbe s'emballe avec une pente nettement plus forte, franchissant successivement les seuils de 40 000 Gg en 2012, 44 000 en 2014 et culminant à 52 584 Gg en 2019 avant un léger repli à 51 535 en 2020, probablement lié aux effets de la pandémie de Covid-19 sur l'activité économique. Cette dernière accélération reflète la relance agricole post-crise, l'expansion des cultures de rente et la déforestation qui en découle, faisant de la Côte d'Ivoire un émetteur en croissance structurelle dont la trajectoire reste très éloignée de tout scénario de stabilisation.