Evolution des Émissions de gaz à effet de serre de 1990-2020 par secteur (Gg eqCO₂)
Le graphique confirme visuellement la hiérarchie et les dynamiques décrites dans le dataset. La courbe AFAT en bleu domine l'ensemble du graphique sur toute la période, avec une trajectoire ascendante marquée par deux accélérations notables : une première entre 1993 et 2000 où elle franchit le seuil des 19 000 Gg, suivie d'un repli visible entre 2001 et 2004 probablement lié à la crise politico-militaire ivoirienne qui a temporairement ralenti l'expansion agricole et forestière puis une reprise progressive jusqu'en 2011 et une accélération franche à partir de 2012 qui porte la courbe à 33 593 Gg en 2020. Cette dernière phase coïncide avec le retour à la stabilité politique et la relance vigoureuse de la production cacaoyère, moteur principal de la déforestation.
La courbe Énergie en rouge progresse de façon plus régulière et continue, sans rupture majeure, reflétant une croissance économique et démographique soutenue. Son écart constant avec l'AFAT illustre que malgré l'industrialisation et l'urbanisation croissantes, la Côte d'Ivoire reste un pays dont le profil d'émissions est dominé par l'usage des terres et non par les énergies fossiles, contrairement aux économies industrialisées. La courbe Déchets en vert olive progresse lentement mais régulièrement, parallèle à la croissance urbaine, tandis que le PIUP en violet reste visuellement écrasé contre l'axe des abscisses sur toute la période malgré sa progression réelle, confirmant la faiblesse relative du tissu industriel ivoirien à l'échelle des émissions nationales.
