Proportion des populations en insécurité alimentaire par région en 2023
Ce jeu de données présente l'estimation des populations en insécurité alimentaire en 2023 dans les 31 régions de Côte d'Ivoire. La situation des ménages est classée en cinq phases. En phase 1 (minimale), les ménages couvrent leurs besoins. En phase 2 (sous pression), ils doivent réduire certaines dépenses essentielles pour se nourrir. En phase 3 (crise), ils manquent de nourriture. En phase 4 (urgence), ce manque met la vie en danger. La phase 5 (famine) correspond à une privation extrême. Les personnes en phases 3 à 5 ont besoin d'une assistance alimentaire. Chaque région est aussi classée en zone 1 (minimale) ou en zone 2 (sous pression). En 2023, sur 21 811 388 habitants, 82,6 % sont en phase 1, 13,4 % en phase 2 et 4,0 % en phase 3, soit 875 762 personnes. Aucune personne n'est en phase 4 ou 5. Le Guemon (174 913 personnes) et la Nawa (103 775 personnes) regroupent près d'un tiers des personnes en phase 3. Le Gbokle et le Guemon sont les régions les plus touchées, avec 14 % de leurs ménages en phase 3. À l'inverse, l'Agneby-Tiassa, le Goh et la Me n'en comptent aucune. Sept régions sont classées en zone 2 : Bounkani, Gbokle, Grands Ponts, Guemon, N'Zi, Nawa et Worodougou. Les pourcentages de ménages sont exprimés en proportion (0,03 correspond à 3 %). Pour les phases 4 et 5, la mention « non » signifie 0 %, et le signe « - » indique qu'aucune personne n'est concernée.
Ce graphique analyse l'insécurité alimentaire dans dix régions de Côte d'Ivoire. Il présente la part des ménages en phase 1, en phase 2 et en phase 3 en 2023. Dans les dix régions, la grande majorité des ménages est en phase 1. Cette part est la plus élevée dans l'Agneby-Tiassa (89 %), le Bagoue (88 %), le Belier, le Bere, le Cavally et le Folon (87 % chacun). Elle est un peu plus faible dans le Bafing (84 %) et le Gbeke (83 %), puis dans le Bounkani (77 %). Le Gbokle se démarque nettement, avec seulement 61 % de ses ménages en phase 1. La phase 2 concerne entre 9 % et 13 % des ménages dans la plupart des régions. Elle monte à 16 % dans le Gbeke et 18 % dans le Bounkani, et atteint 25 % dans le Gbokle. La phase 3 reste faible, entre 1 % et 3 %, dans la plupart des régions. Elle s'élève à 5 % dans le Bounkani et atteint 14 % dans le Gbokle. L'Agneby-Tiassa est la seule de ces régions à ne compter aucun ménage en phase 3. Le Gbokle est donc la région la plus touchée parmi celles présentées, avec près de 40 % de ses ménages en phase 2 ou 3, suivi du Bounkani avec 23 %. Pour la plupart de ces régions, la situation alimentaire apparaît globalement maîtrisée en 2023 : les ménages en crise y sont peu nombreux. Une part non négligeable de ménages reste toutefois en phase 2, c'est-à-dire dans une situation fragile qui pourrait se dégrader en cas de difficulté, par exemple une mauvaise récolte ou une hausse des prix. Le Gbokle montre une situation nettement plus préoccupante que les autres régions présentées : un ménage sur sept y est en phase 3, et cette région ressort comme prioritaire pour l'assistance alimentaire et le suivi. Le Bounkani, avec une part plus élevée que la moyenne en phases 2 et 3, mérite également une attention particulière.
