Répartition en pourcentage de la population résidente par religion selon le sexe RGPH 2021
Ce dataset décrit la répartition de la population résidente par religion selon le sexe. Il révèle une structure démographique différenciée entre les cultes en Côte d'Ivoire. L'ensemble chrétien se distingue par une quasi-parité, avec une légère prédominance féminine à 51 % (soit environ 6 millions de femmes), un phénomène particulièrement visible dans les « autres religions chrétiennes » où les femmes représentent 51,9 % de l'effectif. À l'opposé, la communauté musulmane, qui constitue le bloc confessionnel le plus important avec plus de 12,1 millions de fidèles, affiche une sur-masculinité marquée avec 53 % d'hommes. Ce déséquilibre est intrinsèquement lié à la structure de la population étrangère résidant en Côte d'Ivoire représentant 22 % de la population totale qui est majoritairement masculine (57,7 % d'hommes) et originaire de pays de l'hinterland sahélien où l'islam est prédominant. Cette tendance à la prédominance masculine est encore plus exacerbée chez les animistes (58,1 %) et les personnes sans religion (57,8 %), confirmant que les flux migratoires de travail et les contextes de résidence influencent directement la cartographie religieuse et sexuelle du pays.
Ce dataset montre la répartition par sexe de la population résidente selon la religion, extraite du Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH, 2021). La répartition en pourcentage de la population résidente par religion selon le sexe en Côte d'Ivoire révèle des profils démographiques spécifiques à chaque groupe confessionnel. L'ensemble chrétien se distingue comme le seul bloc majeur avec une prédominance féminine, affichant 51 % de femmes contre 49 % d'hommes. La communauté musulmane présente un profil inverse avec une majorité masculine de 53 % contre 47 % de femmes. Ce déséquilibre en faveur des hommes s'accentue fortement pour les deux dernières catégories : les animistes enregistrent le taux de masculinité le plus élevé avec 58,1 % d'hommes pour 41,9 % de femmes, suivis de près par les personnes sans religion avec 57,8 % d'hommes et 42,2 % de femmes. Enfin, le groupe des autres religions affiche une structure quasiment paritaire, bien que les femmes y soient très légèrement plus nombreuses avec 50,3 % de l'effectif contre 49,5 % pour les hommes. Ces données démontrent que la composition par sexe de la population résidente varie de manière significative selon l'affiliation religieuse. Cette répartition s’explique principalement par les dynamiques migratoires régionales et les comportements sociologiques d'affiliation. La majorité masculine observée chez les musulmans (53 %), les animistes (58,1 %) et les personnes sans religion (57,8 %) découle en grande partie de la structure de la population immigrée en Côte d’Ivoire, qui reste majoritairement composée d'hommes migrant seuls pour des raisons professionnelles et de main-d'œuvre. Ces flux migratoires se concentrent souvent dans des catégories de croyance ou de non-religion spécifiques selon les zones géographiques d'origine où l'islam prédomine. À l'inverse, la prédominance féminine au sein de l'ensemble chrétien (51 %) reflète une tendance sociologique où les femmes manifestent généralement un engagement religieux et une affiliation communautaire plus élevés.

