Répartition des localités selon le type Urbain Rural RGPH 2021
Ce jeu de données montre la répartition des localités selon le milieu de résidence (Urbain et Rural).
La distribution des localités diffère de celle de la population en Côte d’Ivoire selon le RGPH 2021.
Les localités urbaines sont très peu nombreuses, avec 447 soit 5,1 % de l’ensemble, mais elles concentrent plus de la moitié de la population nationale, soit 15 749 434 habitants (53,6 %), avec une population moyenne élevée de 35 234 habitants par localité. À l’inverse, les localités rurales sont largement majoritaires en nombre, avec 8 300 soit 94,9 %, mais elles regroupent une part moindre de la population, 13 639 716 habitants (46,4 %), avec une population moyenne beaucoup plus faible de 1 643 habitants.
Cette situation traduit une forte concentration de la population dans un nombre réduit de centres urbains, tandis que l’espace rural est caractérisé par un grand nombre de petites localités dispersées. Dans le contexte ivoirien, cela s’explique par l’attractivité des villes, notamment pour les opportunités économiques, l’accès aux services, aux infrastructures, à l’éducation et à la santé. Les zones rurales, quant à elles, restent dominées par des activités agricoles et un habitat plus diffus.
Ces dynamiques posent des enjeux importants pour l’aménagement du territoire, notamment en matière de pression sur les infrastructures urbaines, de gestion de la croissance des villes et de nécessité de renforcer les services de base en milieu rural afin de réduire les déséquilibres territoriaux.
Ce graphique illustre clairement la différence entre la proportion de localités et la proportion de population dans les zones urbaines et rurales en Côte d’Ivoire selon le RGPH 2021. Les localités urbaines représentent seulement environ 5 % du total des localités, alors qu’elles concentrent plus de 50 % de la population, ce qui indique une forte concentration démographique dans un nombre restreint de centres urbains. À l’inverse, les localités rurales forment près de 95 % des localités totales, mais elles abritent moins de la moitié de la population, montrant que ces nombreuses petites localités ont une population moyenne beaucoup plus faible. Cette situation traduit une organisation territoriale caractérisée par une densité élevée dans les villes, en lien avec des facteurs économiques, sociaux et d’infrastructures attirant les populations, tandis que les espaces ruraux sont davantage fragmentés avec un habitat dispersé et une population plus clairsemée. Cela pose des défis en termes de planification urbaine, de gestion des services publics et de développement équilibré entre zones urbaines et rurales.

