Répartition des localités par district et région administrative RGPH 2021
Ce dataset présente la repartition des différents districts et régions administratives en fonction du type de localité qu'elles regorgent et aussi du nombre de campement. Ces données proviennent du RGPH, 2021. L'analyse dénombre un total de 8 747 localités, dont 447 localités urbaines et 8 300 localités rurales. À cette structure villageoise et citadine s'ajoute un nombre massif de 77 702 campements, témoignant de la forte dispersion de l'habitat liée aux activités agricoles. Le district de la Savane arrive en tête avec le plus grand nombre de localités, soit 1 152 au total (42 urbaines et 1 110 rurales), ce qui représente 13,2 % des localités nationales. À l'opposé, le District Autonome de Yamoussoukro enregistre le plus faible nombre avec seulement 74 localités. L'analyse met également en évidence l'importance des campements dans certaines zones forestières, notamment dans le district du Sassandra-Marahoué qui en compte 17 349, soit le record national, reflétant une occupation spatiale très éclatée. Le District Autonome d'Abidjan, malgré son poids démographique, ne compte que 123 localités au total, dont une part urbaine importante de 53 localités. Ces chiffres révèlent une Côte d'Ivoire profondément rurale dans sa structure de peuplement, où le nombre de localités villageoises est près de vingt fois supérieur à celui des centres urbains, et où le campement demeure une unité d'habitation fondamentale pour des dizaines de milliers de ménages à travers le pays.
Ce histogramme montre la répartition du nombre de localités (rural et urbain) pour quelques districts et régions administratives en Côte d'Ivoire selon le RGPH 2021. Sur les 10 localités considérées, l' Indénié-Djuablin enregistre le plus de localités soit 148 localités suivie par celui du Cavally avec 139 puis des Grands Ponts avec 138. Par contre le District Autonome de Yamoussoukro totalise le moins de localités soit 74. Il est suivi par le Folon avec 81 et le Gboklê 98. Ces différences s’expliquent par des facteurs liés à l’histoire du peuplement, aux caractéristiques géographiques et au niveau d’urbanisation. Les zones à dominante rurale ou agricole présentent généralement un habitat dispersé, tandis que les espaces plus urbanisés ou administrativement centralisés regroupent davantage les populations dans un nombre réduit de localités.

