Répartition des flux entrants et sortants de cheptel par espèce en % en 2024
Ce dataset décrit la répartition des flux entrants et sortants de cheptel par espèce en 2024. Les flux entrants révèlent deux logiques d'approvisionnement distinctes. La majorité des espèces bovidés (95,3 %), porcins (95 %), ovins (92,8 %), caprins (90,7 %) et camélidés (100 %) renouvellent leur cheptel quasi exclusivement par naissances naturelles, traduisant des élevages en circuit fermé peu dépendants du marché. À l'inverse, les escargots sont intégralement approvisionnés par achat (100 %) et les équidés à 55,6 %, signalant des filières structurellement dépendantes des transactions externes. Les aulacodes présentent un profil hybride combinant achats, naissances et dons de façon relativement équilibrée, symptomatique d'une filière encore en cours de structuration.
Du côté des flux sortants, les lapins (81,8 % de ventes, 7,9 % de mortalité) et les bovidés (60,5 % de ventes) affichent les profils commerciaux les plus favorables. Les porcins se distinguent par le taux d'abattage le plus élevé du panel à 13,3 %, confirmant leur orientation vers la transformation. En revanche, les équidés (52,1 % de mortalité), les ovins (42,5 %) et les aulacodes (70,3 %) enregistrent des taux de mortalité alarmants qui absorbent une part majeure du cheptel avant toute valorisation commerciale, pointant des déficits sanitaires structurels dans ces filières.
Ce graphique présente les flux entrants du cheptel pour sept espèces : aulacodes, bovidés, caprins, équidés, lapins, ovins et porcins en excluant les camélidés et les escargots, dont les profils extrêmes (100 % naissances et 100 % achats respectivement) ne figurent pas ici.
Sur ce panel restreint, la naissance reste le mode d'approvisionnement dominant pour la majorité des espèces. Bovidés (95,3 %), porcins (95 %), ovins (92,8 %) et caprins (90,7 %) renouvellent leur cheptel quasi exclusivement par reproduction interne, avec des barres bleues très largement supérieures aux barres vertes. Ces quatre espèces forment un groupe homogène d'élevages en circuit fermé où la maîtrise de la reproduction est suffisamment établie pour couvrir l'essentiel des besoins de renouvellement sans recourir au marché. Les lapins, à 84,4 % de naissances, s'inscrivent dans cette même dynamique avec un recours complémentaire à l'achat à 15,3 % pour le renforcement génétique ou le maintien des effectifs.
Les équidés constituent l'exception notable du panel avec 55,6 % d'achats contre 29,6 % de naissances, seule espèce où la barre verte dépasse la bleue. Ce profil inversé traduit la nature particulière de cet élevage, davantage orienté vers des animaux de travail ou de prestige dont la valeur marchande favorise les transactions commerciales au détriment d'un investissement dans la reproduction locale. Les aulacodes, avec 42,3 % d'achats et 32 % de naissances, restent la filière la plus indécise du panel, sans modèle d'approvisionnement stabilisé, révélateur d'une domestication encore incomplète de cette espèce dans les systèmes d'élevage ivoiriens.
