Repartition de la population étrangère par pays de provenance selon le sexe
Ce dataset décrit la répartition de la population étrangère par pays de provenance selon le sexe. Il contient aussi le Rapport de Masculinité ( RM).
Ce jeu de données montre qu'il ya plus d'hommes que de femmes et cela dans presque tous les pays considérés. Cela est accentué pour la Mauritanie avec un rapport de masculinité de 297,1.
Le Liberia par contre se differencie avec un RM de 99,1 indiquant ainsi un nombre de femme légèrement plus élevé que celui des hommes.
La forte prédominance masculine, qui atteint son maximum chez les Mauritaniens avec un rapport de masculinité de 297,1 (soit près de trois hommes pour une femme), s'explique par leur spécialisation dans le commerce de détail où la communauté gère plus de 16 000 boutiques et supérettes à travers le pays. Ce modèle repose sur une migration de travail où les hommes arrivent souvent seuls pour gérer les échoppes de quartier, laissant leurs familles au pays. À l’inverse, le Libéria (RM : 99,1) se distingue par une légère majorité de femmes, ce qui caractérise une migration de refuge déclenchée par les guerres civiles passées : les familles ont fui ensemble et les données montrent que les femmes et les enfants représentent environ 79 % des populations déplacées de force dans ces contextes de crise.
Ce graphique présente la répartition de la population étrangère en Côte d'Ivoire selon l'origine et le sexe, confirmant deux dynamiques majeures du contexte migratoire ivoirien : d'une part, la prédominance massive de l'immigration sous-régionale, avec le Burkina Faso, le Mali et la Guinée comme principaux pays d'origine, ce qui souligne le rôle de la Côte d'Ivoire en tant que hub économique de l'espace CEDEAO. D'autre part, on observe une tendance à la parité hommes-femmes, particulièrement visible pour la communauté burkinabè (la plus nombreuse), ce qui indique une migration de peuplement et de regroupement familial plutôt qu'une simple migration de travail temporaire. Les autres nationalités africaines et européennes restent proportionnellement faibles par rapport aux flux frontaliers, et l'on note globalement un léger surplus masculin, typique des dynamiques de mobilité où les hommes partent souvent en premier pour s'installer dans les secteurs de l'agriculture ou du commerce (cas de la Mauritanie).

