Répartition de la population de nationalité non ivoirienne par District et Région selon le sexe RGPH 2021
Ce jeu de données montre la répartition de la population non ivoirienne par District et Région selon le sexe. Il fournit également le Rapport de masculinité, le poids de la population non ivoirienne dans chaque distrisct et région. La population non ivoirienne vivante en Côte d'Ivoire est estimée à 6 460 062. La région du Bas Sassandra enregistre l'effectif le plus élevé, soit 1 759 163, puis celle de la Nawa avec 909 899. A l'inverse, les régions du N'Zi et de l’Iffou affichent les niveaux les plus faibles effectifs raison de 17 245, cela peut s’expliquer par une faible dynamique économique. La repartition selon le sexe montre que les hommes sont plus nombreux que les femmes (3 535 361 hommes contre 2 924 701 femmes), ce qui se perçoit à travers le rapport de masulinité (RM) qui est relativement supérieur à 100 dans toutes les régions. Ce rapport de 120,9 % indique qu'on compte 120 hommes pour 100 femmes. La distribution semble donc davantage corrélée aux opportunités économiques rurales qu’au niveau d’urbanisation, ce qui expliquerait la forte présence dans les régions moins urbanisées mais économiquement actives. Par ailleurs, la prédominance des hommes observée reflète des migrations souvent liées au travail, avec des profils jeunes et masculins se déplaçant davantage pour des activités agricoles, artisanales ou informelles.
Ce graphique présente la répartition de la population de nationalité non ivoirienne selon les districts et régions en Côte d’Ivoire et met en évidence de fortes disparités territoriales. On observe que certaines régions concentrent une part très importante de cette population, notamment le Bas-Sassandra qui arrive largement en tête avec un effectif atteignant 1 759 163 personnes, suivi par la Nawa (906 899), les Montagnes (788 431), le Comoé (689 307) et le Haut-Sassandra (519 323) qui enregistrent également des effectifs élevés. Cette forte présence peut s’expliquer par l’importance des activités agricoles, notamment la culture du cacao, du café et d’autres productions de rente qui attirent une main-d’œuvre étrangère dans ces zones économiquement dynamiques. À l’inverse, plusieurs régions présentent des effectifs beaucoup plus faibles, comme le N’Zi (17 245), le Kabadougou (20 830), le Bélier(33 449) ou encore le Hambol (38 418), où la population non ivoirienne reste relativement limitée. La distribution de cette population reflète les dynamiques économiques et migratoires du pays, les zones agricoles et les régions à forte activité économique attirant davantage de populations étrangères, ce qui souligne le rôle de la migration régionale dans le développement économique de la Côte d’Ivoire et la structuration de son marché du travail.

