Financement des projets agricoles (millions de F CFA)
Ce dataset présente le financement des projets agricoles en Côte d'Ivoire, en millions de F CFA, réparti entre 2022 et 2023 selon trois sources : le Trésor, les dons, et les emprunts. Le financement total progresse fortement sur la période, passant de 318 404 millions de F CFA en 2022 à 417 297 millions de F CFA en 2023, soit une hausse d'environ 31 %. Cette croissance est portée presque exclusivement par les emprunts, qui passent de 266 241 à 362 751 millions de F CFA, soit une augmentation de plus de 96 000 millions et qui représentent à eux seuls plus de 86 % du financement total sur les deux années. Le Trésor contribue de façon plus modeste et stable, avec une légère hausse de 49 484 à 51 216 millions de F CFA. Les dons restent la source la plus faible en valeur absolue, mais progressent proportionnellement le plus, passant de 2 679 à 3 330 millions de F CFA, soit une hausse d'environ 24 %. Dans l'ensemble, ces chiffres montrent que l'essentiel de l'effort de financement des projets agricoles ivoiriens repose sur l'endettement plutôt que sur les ressources propres de l'État ou l'aide extérieure, une dépendance qui s'accentue même légèrement entre 2022 et 2023 puisque la part des emprunts dans le total passe d'environ 83,6 à 86,9 %.
Ce graphique compare, pour 2022 et 2023, les trois sources de financement des projets agricoles en Côte d'Ivoire : les dons, les emprunts et le Trésor, en millions de F CFA. L'écart entre les trois sources est immédiatement frappant : les emprunts dominent très largement le financement, passant d'environ 266 000 millions en 2022 à environ 363 000 millions en 2023, soit la plus forte progression en valeur absolue des trois catégories. Le Trésor occupe une place bien plus modeste, autour de 50 000 millions sur les deux années, avec une légère hausse. Les dons, quant à eux, restent quasiment invisibles sur le graphique tant leur montant est faible comparé aux deux autres sources, autour de 2 700 à 3 300 millions. Cette visualisation illustre bien le déséquilibre structurel du financement agricole ivoirien : la croissance du budget alloué aux projets agricoles entre 2022 et 2023 repose presque entièrement sur un recours accru à l'emprunt, plutôt que sur une hausse des ressources propres de l'État ou de l'aide extérieure sous forme de dons.
