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Evolution du Taux d'Investissement (% du PIB) et de la Formation Brute de Capital Fixe de la Côte d'Ivoire entre 1960 et 2023

Evolution du Taux d'Investissement (% du PIB) et de la Formation Brute de Capital Fixe de la Côte d'Ivoire entre 1960 et 2023

Ce dataset montre l'évolution du taux d'investissement en pourcenetage du PIB et la formation brute du capital fixe. Les données couvrent 64 ans d'évolution de l'investissement, de 1960 à 2023. Au départ modeste avec un taux de 13,6 % et une FBCF de 19,1 milliards en 1960, l'investissement s'emballe dans les années 1970 sous l'effet des politiques de développement, culminant à 56,3 % en 1978 avec une FBCF de 529 milliards. Le retournement est brutal : les années 1980 marquent une désindustrialisation progressive, et la décennie 1990 touche le fond avec un taux plancher de 7,8 % en 1993 et une FBCF tombée à 230,9 milliards. La période 2000–2012 est celle d'une reprise timide et erratique, avec des taux oscillant entre 8 % et 14 %, sans véritable dynamique. Le vrai tournant intervient à partir de 2013 : le taux repart à la hausse de façon continue, tandis que la FBCF connaît une croissance exponentielle remarquable, passant de 2 625 milliards en 2013 à 10 158,8 milliards en 2022, soit un quadruplement en moins d'une décennie. Le taux de 2023 est annoncé à 27,4 %, son plus haut niveau depuis les années 1980.

Taille :
64 enregistrements - 1.4 ko
Données produites par :
Ministère du Budget
Mis à jour le 1 juin 2026
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Evolution du Taux d'Investissement (% du PIB) de la Côte d'Ivoire entre 1960 et 2023 - Graphiques 

Le graphique représente l'évolution du taux d'investissement en pourcentage du PIB sur une longue période allant de 1960 à 2023. On observe une phase relativement stable autour de 20-28% dans les années 1960, suivie d'une montée progressive jusqu'à un pic spectaculaire aux alentours de 1977-1978, où le taux atteint près de 57%, ce qui constitue le sommet historique de la série. Cette envolée correspond vraisemblablement à un boom d'investissements massifs, possiblement liés à des projets publics ou à une période de croissance intense. S'ensuit une chute brutale dans les années 1980, ramenant le taux autour de 10-12%, niveau auquel il se stabilise avec de légères fluctuations pendant toute la période 1985-2010. On note une légère remontée autour de 14-15% entre 1995 et 2000, avant un retour à la tendance basse. Depuis les années 2010, le taux oscille entre 9% et 24%, avec un rebond notable vers 2014, mais la tendance récente jusqu'en 2023 est à la baisse, autour de 13-15%, ce qui traduit une contraction de l'effort d'investissement par rapport au PIB sur les dernières décennies.

Evolution de la Formation Brute de Capital Fixe de la Côte d'Ivoire entre 1960 et 2023 - Graphiques 

Ce graphique illustre l'évolution de la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) sur la période 1960-2023, exprimée vraisemblablement en milliards de monnaie locale courante. La série présente une structure en deux temps très contrastés. De 1960 jusqu'aux années 1990, les valeurs restent extrêmement faibles, quasi nulles à l'échelle du graphique, ce qui reflète soit une économie peu capitalisée, soit des niveaux de prix très bas en monnaie courante sur cette période ancienne. À partir du milieu des années 1990, on observe une montée progressive, qui s'accélère fortement à partir de 2010 pour atteindre un premier plateau autour de 6 000-6 500 entre 2015 et 2016. Après une chute marquée vers 2011-2012, la FBCF repart à la hausse de façon spectaculaire pour culminer à environ 10 100 autour de 2021-2022, avant de redescendre légèrement vers 2023. Cette progression récente et très rapide traduit une forte augmentation de l'investissement en capital fixe en valeur nominale, probablement amplifiée par l'inflation et la croissance économique nominale du pays concerné. Il convient toutefois de nuancer cette lecture : exprimée en termes réels ou en pourcentage du PIB, comme le montrait le graphique précédent, la dynamique est bien moins favorable, ce qui suggère que la hausse en valeur absolue est en partie un effet prix plutôt qu'un réel approfondissement de l'effort d'investissement productif.