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Evolution des creances en Côte d'Ivoire de 2004 à 2022

Evolution des creances en Côte d'Ivoire de 2004 à 2022

Le dataset montre l'évolution des créances en Côte d'Ivoire de 2004 à 2022. Les créances sur l'économie progressent de façon ininterrompue sur toute la période, passant de 1 295,4 milliards en 2004 à 10 341 milliards en 2022, soit un niveau multiplié par huit en moins de vingt ans. Cette trajectoire traduit un approfondissement significatif de l'intermédiation financière en Côte d'Ivoire et une expansion soutenue du crédit bancaire au secteur privé, en phase avec la croissance économique robuste du pays. Les créances intérieures, disponibles à partir de 2016, confirment cette dynamique avec une progression de 7 220,7 milliards en 2016 à 15 279,8 milliards en 2022, révélant l'ampleur globale de l'exposition du système bancaire à l'économie nationale. Les créances sur l'Administration centrale, quant à elles, enregistrent une croissance régulière de 286,7 milliards en 2004 à 4 938,8 milliards en 2022, ce qui reflète le recours croissant de l'État au financement bancaire intérieur pour accompagner ses ambitieux programmes d'investissement public. La part des créances sur l'État dans le total des créances intérieures reste néanmoins significative autour de 32 % en 2022 ce qui mérite attention dans la mesure où un financement bancaire trop orienté vers le souverain peut exercer un effet d'éviction sur le crédit au secteur privé.

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Données produites par :
Ministère du Budget
Mis à jour le 22 mai 2026
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Evolution des creances en Côte d'Ivoire de 2004 à 2022 - Graphiques 

Ce graphique retrace l'évolution de trois agrégats de crédit en Côte d'Ivoire de 2004 à 2022, en milliards de francs CFA. Plusieurs enseignements se dégagent de cette lecture.

Les créances sur l'économie, en vert, représentent le crédit accordé au secteur privé par le système bancaire. Elles progressent de manière continue et régulière depuis 2004, partant d'environ 1 300 milliards pour atteindre plus de 10 000 milliards en 2022, soit une multiplication par près de huit en moins de vingt ans. Cette trajectoire témoigne d'une profondeur financière croissante et d'une meilleure inclusion du secteur productif dans le circuit bancaire, même si le niveau reste insuffisant au regard des besoins de financement de l'économie ivoirienne.

Les créances sur l'administration centrale, en rose, suivent une courbe similaire mais à un niveau plus bas, passant de quelques centaines de milliards à environ 5 000 milliards en 2022, ce qui reflète le recours croissant de l'État au financement intérieur, notamment via les émissions de titres publics sur le marché régional de l'UEMOA.

La série la plus frappante est celle des créances intérieures totales, en bleu, qui n'apparaît dans le graphique qu'à partir de 2015 avec une valeur initiale de près de 7 200 milliards, et s'envole ensuite pour atteindre 15 300 milliards en 2022. Cette rupture de série en 2015 suggère un changement de périmètre ou de méthodologie de comptabilisation plutôt qu'une création soudaine de crédit, les créances intérieures agrégant vraisemblablement les deux autres composantes plus d'autres éléments. La pente très prononcée de cette courbe depuis 2015 illustre néanmoins l'expansion rapide du bilan consolidé du système financier ivoirien, portée à la fois par la dynamique du crédit privé et par l'endettement public intérieur croissant.