Evolution de la population étrangère par pays de provenance entre 1988 et 2021
Ce dataset décrit l’évolution de la population étrangère par pays de provenance entre 1988 et 2021 selon les données du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH). La population étrangère est passée de 3 039 057 personnes en 1988 à 6 460 082 en 2021, révélant un accroissement important lié à la dynamique migratoire régionale et à l’attractivité économique de la Côte d’Ivoire. Le Burkina Faso demeure le principal pays d’origine avec 4 056 444 ressortissants en 2021, suivi du Mali avec 1 108 628 personnes, ce qui reflète des liens historiques, géographiques et socio-économiques étroits avec ces pays du voisinage. À l’inverse, le Liberia enregistre l’effectif le plus faible, avec 24 522 ressortissants. Ce dataset met en évidence une présence largement dominée par les populations originaires des pays frontaliers, traduisant un mouvement migratoire structuré autour de la proximité géographique et des opportunités d’emploi, notamment dans les secteurs agricoles et urbains.
Ce graphique illustre la structure et l'évolution de la population étrangère en Côte d'Ivoire sur plus de trois décennies, mettant en lumière la prédominance historique et croissante de la communauté issue du Burkina Faso. Cette dernière voit sa part relative au sein de la population étrangère totale progresser d'environ 51 % en 1988 à près de 63 % lors du recensement de 2021, confirmant son rôle structurel dans l'économie nationale, notamment dans les secteurs agricoles et de la main-d'œuvre. À l'inverse, les communautés malienne et guinéenne connaissent une baisse régulière de leur poids relatif sur la période, bien qu'elles demeurent les deuxième et troisième groupes les plus importants. Une particularité historique est visible pour le Libéria, qui présente un pic significatif en 1998 (barre bleue) correspondant à l'afflux massif de réfugiés fuyant la guerre civile dans ce pays frontalier, avant un retour à un niveau marginal en 2021 suite aux processus de rapatriement et de stabilisation. Pour les pays comme le Ghana ou le Bénin, on observe une érosion lente de leur représentativité statistique. Dans le contexte ivoirien, ces dynamiques reflètent non seulement la position du pays comme pôle d'attraction et de brassage au sein de la CEDEAO, mais aussi l'impact direct des crises régionales sur la composition démographique nationale.

