Evolution de la population des principales villes de Côte d'Ivoire selon les RGPH 1975-2021
Ce jeu de données fournit l’évolution de la population des principales villes de Côte d'Ivoire (Abidjan et Bouaké) sur la base du Recensement Général de la Population et de l'Habitat pour les années 1975, 1988, 1998, 2014 et 2021. Ce dataset met en évidence une croissance soutenue dans les deux cas, mais beaucoup plus marquée à Abidjan. La population d’Abidjan passe de 951 216 habitants en 1975 à 5 616 633 en 2021, soit une multiplication par près de six, ce qui traduit une forte urbanisation et son rôle de principal pôle économique du pays. Bouaké connaît également une augmentation régulière, passant d’environ 175 264 habitants à près de 728 733 sur la même période, mais à un rythme plus modéré. L’écart entre les deux villes se creuse donc au fil du temps, montrant la concentration croissante de la population dans la capitale économique. Ces données illustrent les dynamiques d’urbanisation rapide en Côte d’Ivoire.
Ce graphique illustre la comparaison des proportions de l'évolution de la population de deux grandes villes de la Côte d'Ivoire (Abidjan et Bouaké) selon les RGPH (1975-2021).
L’évolution de la population d’Abidjan et de Bouaké entre 1975 et 2021 montre une dynamique démographique fortement contrastée, révélatrice des transformations économiques, sociales et territoriales de la Côte d’Ivoire. Abidjan, capitale économique du pays, connaît une croissance particulièrement rapide, passant d’environ 951 000 habitants en 1975 à plus de 5,6 millions en 2021. Cette expansion s’explique par son rôle central dans l’activité économique nationale, sa capacité d’attraction en matière d’emplois, d’infrastructures, de services et d’opportunités migratoires. Bouaké, deuxième ville du pays, affiche également une croissance soutenue mais nettement plus modérée : de 175 000 habitants en 1975 à environ 728 000 en 2021. L’écart croissant entre les deux villes traduit la concentration progressive des activités économiques et administratives dans le Grand Abidjan, renforcée par les investissements publics, la modernisation des infrastructures et les flux migratoires internes et internationaux orientés vers la capitale économique. La croissance plus lente de Bouaké reflète quant à elle le poids plus réduit de ses fonctions économiques et le retard d’investissement accumulé, malgré son rôle stratégique de carrefour commercial du centre du pays. Globalement, l’analyse montre un processus de macrocéphalie urbaine caractéristique de nombreux pays africains, avec une métropole dominante concentrant l’essentiel de la croissance urbaine au détriment des autres pôles régionaux.

