OUVERTURE DES DONNEES EN COTE D’IVOIRE: LE CICG LANCE LE PROCESSUS A TRAVERS "LES ATELIERS DE L’OPEN DATA"

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07/10/2016

Dans son rôle de centre de ressources et d’expertise de la communication gouvernementale, le CICG a initié ce projet en vue d’améliorer et de garantir l’égalité d’accès aux données publiques à l’ensemble des partenaires techniques et financiers, au secteur privé, à la société civile et aux citoyens (étudiants, journalistes, chercheurs, etc.) tels que prescrits par la loi n°2013-867 du 23 décembre 2013, relative à l’accès à l’information d’intérêt public. 

A ce titre, Mme Anne Marie Konan-Payne a convié à ces ateliers, les points focaux des ministères et des structures publiques pour renforcer leurs capacités sur l’ouverture des données publiques (Open Data) en vue de déclencher le processus de collecte, de traitement et de diffusion des documents publics sur la plateforme www.data.gouv.cipar les différentes composantes de l’administration publique.

Dans ce dynamisme, le Directeur général du CICG, a saisi cette tribune pour éclairer la lanterne des participants sur la signification de cet outil de renforcement de l’accès des citoyens à l’information. Selon ses explications, « l’ouverture des données est la mise à disposition de données publiques détenues par les services de l’Etat, les administrations et les collectivités territoriales pour permettre à un large public de les réutiliser ». Accessibles en ligne, ces données publiques sont rendues disponibles sous des formats ouverts afin de permettre à toutes personnes morales ou physiques de pouvoir les réutiliser, a-t-elle indiquée. Précisant toutefois que les données à caractère personnel ou relatives à la sécurité sont exclues de l’Open Data.

Animés par des experts du CICG, de la CAIDP, de l’OGP Côte d’Ivoire et du Ministère de l’Economie Numérique et de la Poste, des présentations se sont succédées durant ces ateliers pour imprégner les participants des différentes enjeux et impacts de l’Open Data. Successivement, des interventions ont élucidé les questions portant sur l’accès des citoyens aux données publiques à travers l’Open Data, la contribution de cet outil, d’une part dans l’atteinte des objectifs de l’OGP et d’autre part, dans l’accroissement du niveau de maturité numérique de la Côte d’Ivoire ; sans oublier la présentation de la plate forme www.data.gouv.ci. 

En effet, le projet Open Data Côte d’Ivoire d’une part, traduit techniquement les engagements pris par le Premier ministre KABLAN DUNCAN dans le cadre du Plan d’action de la Côte d’Ivoire au sein de l’organisation, Open Government Partnership (OGP Côte d’Ivoire). D’autre part, considéré comme un indicateur de transparence et de gouvernance, l’Open Data s’inscrit comme une composante majeure du projet de maturité numérique du ministère de l’Economie numérique et de la Poste.

Au regard de l’intérêt que regorge cette initiative lancée par le CICG en 2014; le Directeur Général du CICG a fait savoir que ces ateliers marquent le début du processus de collecte, de traitement et de diffusion, de mise à jour des données publiques en Côte d’Ivoire. D’autres ateliers sont prévus dans le cadre de ce projet de données ouvertes, dont la mise en œuvre constitue le prolongement du partenariat qui lie la CAIDP et le CICG depuis le 16 février dernier corrélativement à leurs missions respectives. 

Une collaboration saluée par M. Kébé Yacouba, qui reconnait en ce nouvel outil numérique ; non seulement, « une avancée majeure dans le processus d’accès à l’information publique », mais encore, « une réponse adéquate au déficit abyssal de données, conservées, organisées, actualisées et accessibles dans la quasi-totalité des organismes publics ». 

Notamment parce que l’Open Data Côte d’Ivoire constitue à ses yeux, « une contribution dynamique à l’atteinte des objectifs assignés à la CAIDP » en ce sens qu’il « va significativement permettre un accès simple, rapide, gratuit, proactif aux documents, en garantissant leur fiabilité mais aussi leur authenticité », a-t-il ajouté. 

Toutes choses qui participent « à la transparence dans la gestion des affaires publiques, et à la consolidation de la démocratie dite participative, pour un système de gouvernement plus ouvert », a fait remarqué M. Kébé Yacouba, Et ce, conformément aux trois arguments de la revendication internationale du droit d’accès des citoyens aux documents administratifs cité par le président de la CAIDP. A savoir, premièrement, « le citoyen, mieux éduqué a le droit de savoir ». Deuxièmement, « l’administration, critiquée pour son goût du secret à intérêt à améliorer son image en ouvrant ses dossiers ». Et troisièmement, « mieux informé, le contribuable a la capacité d’intervenir dans le processus de prise de décision institutionnelle et d’exiger, de ses dirigeants, s’il le désire, la reddition des comptes publics ».